Chevalet en érable

Nouveau test de chevalet, cette fois-ci en érable. Le son est proche de celui obtenu avec le chevalet en chêne, mais en plus sec et plus percussif, avec moins de sustain (=le son dure moins longtemps), un peu comme sur un banjo. L'enregistrement suivant présente 3 courts morceaux, chacun étant joué d'abord avec le chevalet en chêne, puis avec celui en l'érable et enfin avec celui en ambre :

lyre_chevalet_chene_vs_erable_vs_ambre.mp3

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Au final, j'ai remis le chevalet en chêne, c'est pour l'instant celui que je préfère, celui avec lequel j'ai le plus de faciliter pour chanter, et le seul qui a ce côté hypnotique qui fait que je ne parviens pas à lâcher l'instrument !

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Essai du chevalet en ambre

Le chevalet en ambre étant enfin achevé, le voici monté sur l'instrument.

Le résultat est des plus surprenant : par rapport à mon chevalet précédent (en chêne), le son est beaucoup plus grave ! En revanche, on perd sur les aiguës et aussi sur l'attaque des notes, qui est beaucoup moins marquées. L'enregistrement suivant présente 3 courts morceaux, chacun étant joué d'abord avec le chevalet en chêne, puis avec celui en ambre :

lyre_chevalet_chene_vs_ambre.mp3

lyre_chevalet_chene_vs_ambre.ogg

Les 4 cordes les plus graves gagnent en puissance, et les harmoniques sont plus faciles à obtenir. L'enregistrement suivant (entièrement avec le chevalet en ambre) montre cela :

lyre_chevalet_ambre_grave_harmonique.mp3

lyre_chevalet_ambre_grave_harmonique.ogg

L'analyse du spectre du son (ici sur la note LA) confirme cela. Le chevalet en chêne développe des harmoniques de quinte, l'harmonique d'octave étant peu marquée. Tandis que le chevalet en ambre développe une harmonique d'octave... ainsi qu'une surprenante "harmonique négative" à l'octave inférieure ! Le sommet du spectre étant d'ailleurs une octave en-dessous de la note attendue, fort curieusement...

Polissage

Après avoir tracé les rigoles où passeront les cordes avec une lime triangulaire (attention, pour s'assurer que le fond de la rigole soit bien plat, il faut donner tous les coups de lime dans le même sens ; ne pas faire de va-et-vient !), le sommet du bloc est poli avec... du dentifrice ! Cela permet de le rendre brillant et transparent, ce qui est beaucoup plus joli :-)

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Suite du travail de l'ambre à l'abrasif

Voici à présent le ponçage de la base et du sommet du bloc. Notez l'astucieuse utilisation d'un ruban de papier pour éviter de poncer le support !

Travail de l'ambre à l'abrasif

Première phase du travail du bloc d'ambre, pour en faire un chevalet : creuser un trou rond au milieu de la base du bloc. Je l'ai fait avec un tissu abrasif enroulé autour d'un gros stylo. Ne pas oublier de mettre de l'eau afin d'éviter des étincelles ! Et le tissu abrasif résiste beaucoup mieux à l'eau que le papier de verre.

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Un bloc d'ambre pour un chevalet !

Parmi les nombreux matériaux utilisés pour faire le chevalet des lyres médiévales, l'ambre est sans doute le plus ésotérique... il semblerait que celui-ci donne un son à la fois puissant et agréable.

Voici donc un bloc d'ambre de la mer baltique, d'une taille suffisante pour en faire un chevalet pour ma lyre, acheté chez Alexandre Import Nature.

Les tests d'usage confirment qu'il s'agit bien d'un bloc d'ambre véritable ! Plus qu'à travailler ce bloc...

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dans Lyre

Présentation sur la lyre médiévale au Breizh Entropy Congress

Voici la présentation sur la lyre médiévale (historique, fabrication, technique de jeu) réalisée lors du Breizh Entropy Congress !

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La lyre est terminée !

Ma lyre est enfin terminée ! Le son est très clair, proche de celui d'une harpe, et avec un volume sonore quasiment équivalent à celui d'une guitare classique (et ce malgré une caisse de résonance beaucoup plus petite).

Après un court passage au château d'Ars, voici une photo et un petit enregistrement montrant deux styles de jeu très différents.

lyre_bec.pdf

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Vernissage

Pour le vernissage, j'ai choisi de le faire à l'ancienne, à l'huile de lin pure. Les avantages sont nombreux : efficace, non toxique, facile à utiliser... avec un inconvénient de poids : il faut passer 7 couches à 24h d'intervalle, puis encore 1 couche par mois pendant un an !

Mais cela en vaut la peine : l'huile de lin donne de magnifiques couleurs flamboyantes au bois !

Je ponce donc je sue...

La partie la plus difficile du ponçage consiste à poncer la table d'harmonie qui dépasse... en effet, le collage n'étant pas très précis, on découpe la table un peu large et j'ai eu la main lourde !

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Collage

La difficulté est de réaliser l'opération en moins de 15 minutes chrono, avant que la colle ne commence à prendre : étaler la colle au pinceau sur tout le pourtour de la lyre, placer la table d'harmonie dessus, puis fixer une douzaine de presses et serres-joints avec leurs petites calles en carton pour qu'ils n'abîment pas le bois !

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Découpe

Une fois découpé, l'instrument commence à prendre forme !

Le chevalet

Et voilà, le chevaler est achevé !

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Creuser la caisse de résonance

Une étape que j'appréhendais beaucoup : creuser la caisse de résonance à la perceuse à colonne (une perceuse fixé sur une colonne, ce qui permet de creuser des trous d'une profondeur fixe). En fait c'est très facile, la perceuse ne dégage que peu de poussière et fait moins de bruit qu'un aspirateur, même avec une mèche de 25mm !

Bref, il faut juste de la patience pour venir à bout de tous ces trous, chacun devant être fait deux fois (une fois avec la mèche normale, et une seconde fois avec la mèche à la pointe limée).